Une bien chouette Nuit blanche du Slam, à la Moquette !

Vendredi 13 janvier, les Compagnons de la Nuit ouvraient les portes de leur lieu d’accueil à toutes et tous pour la Nuit blanche du Slam. Singa nous présente ce rendez-vous annuel qui prend petit à petit l’habitude de réunifier les mondes autour d’une scène plus ouverte que nulle part ailleurs.

17 janvier 2017 | Singa

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Un hiboux discret s’est posé depuis 1993 au 15 rue Gay Lussac dans le 5e arrondissement de Paris, et depuis, presque tous les soirs, La Moquette accueille de 21h à minuit les personnes qui s’y présentent. 24 ans après, le 13 janvier 2017, la 4e Nuit blanche du Slam était organisée sous le regard bienveillant du volatile noctambule.

Quand on arrive, on est accueilli par Frédéric Signoret, le directeur. Un accueil sobre, un peu distant mais profondément humain. La Moquette, comme le dit son responsable « c’est un lieu pour que les SDF et les ADF (comprenez Avec Domicile Fixe) viennent perdre leur temps ensemble ».

Pas de discriminations, pas de questions indiscrètes, vous pouvez venir comme vous êtes, et ce n’est pas qu’un slogan publicitaire.

Toute la nuit, ateliers d’écriture, spectacles et scènes ouvertes se relayent.
Pendant que Slam ô Féminin se prépare pour son spectacle dans la salle du bas, au rez de chaussé Le Bon Slamaritain lance un atelier. Six vers à écrire à partir de trois mots tirés au hasard, et d’un thème  : « le froid, le rien, l’enfermement ».

Chaque participant sera ensuite invité à se rapprocher d’un autre écrivant pour combiner leurs créations et les partager à voix haute à toute l’assemblée. Dgiz prend le relais et propose à chacun d’écrire ses vœux 2017 à la manière d’un politicien, d’un gastronome, d’un maître nageur, en reggae, en rap, en argot et avec un peu d’impro en route.

Pour le spectacle, il faut descendre. La salle est emplie de ces personnes pleines d’altérité. Slam ô Féminin, Dgiz, Kidikwa, Le Bon Slamaritain ont unis leurs forces pour la nuit et proposent chacun à leur tour leurs productions.

Entre chaque spectacle, une scène ouverte où tout le monde peut prendre la parole, il suffit de s’inscrire. Malgré l’heure tardive, on est toujours bien au chaud ensemble, on partage et savoure les poèmes des uns et des autres.

Et au petit matin, chacun reprend son chemin, marqué par le bonheur simple des rencontres.

À La Moquette, on oubli assez vite la notion de SDF et ADF. On est jamais bien sûr d’avec qui on cause, et en fait, on s’en moque. Ce qui compte c’est le moment que l’on partage, ensemble.

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